Archives du mot-clé réinsertion

MRS – Orientations pour 2015

L’objectif principal est constant : améliorer la qualité du suivi des accueillis pour leur permettre de surmonter l’épreuve des premiers mois qui suivent la sortie de détention, ou la condamnation à une peine alternative.

Dans cette optique :

Formation accrue dans tous les domaines

Par exemple, projet de formation complémentaire dans le domaine de la santé, afin de faciliter le suivi et l’orientation des personnes présentant des troubles du comportement, et dans le domaine de la recherche d’emploi pour encourager l’utilisation régulière des nouveaux outils informatiques dédiés.

Créer ou renforcer des liens forts pour un réel partenariat avec quelques structures associatives :

  • dans le domaine de l’hébergement avec l’Îlot, COALLIA,
  • dans le domaine de l’emploi avec l’AFPA ou l’association Justice 2ème Chance (J2C) avec laquelle des discussions sont en cours, et la participation à SPILE (sortir de prison, intégrer l’entreprise, pour la promotion de la Charte de la réinsertion des sortants de prison, dans le but de sensibiliser grandes et petites entreprises, aux problèmes d’emploi que rencontrent plus particulièrement les personnes sortant de détention)
  • partenariat avec des lieux de soins

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France Bleu Saint-Maur : bientôt un centre de réinsertion pour ex-détenus

Une ferme abandonnée à Saint-Maur, près de Châteauroux, est actuellement transformée en centre de réinsertion pour détenus tout juste sortis de prison.

A son ouverture en octobre ce sera l’un des trois établissements de ce type en France.

Lire tout l’article de France Bleu Berry

La difficile réinsertion des détenus par le travail en débat à la Chancellerie

Comment améliorer la réinsertion des détenus par le travail ?

L’association «Justice deuxième chance», qui tente depuis deux ans de relever ce défi, a réuni mardi à la Chancellerie les intervenants de ce dossier pour un débat clôturé par Robert Badinter.

Lire l’article de « Paris-Normandie »

Récompensée par le Prix de l’originalité citoyenne, l’action d’Inserxo démontre la fibre sociale de Sodexo

« inserxo » est une sorte de programme « sas » pour les sortants de prison qui aborde :

  • en premier lieu les problématiques de savoir-être (instabilité des comportements, conduite addictive)
  • puis les savoir-faire. »

Condamné à 10 ans de prison, Xavier se réinsère grâce à l’hébergement du mrs

Comment se réinsérer dans la société après une lourde condamnation et des années de prison ? Comment se loger et retrouver un travail et comment renouer avec ses enfants ? A ces questions qui hantent les sortants de prison, les bénévoles du mrs apportent des réponses concrètes. L’histoire de Xavier en témoigne.

Pour Xavier (le prénom a été changé) et sa famille tout bascule le 1er mai 2008. Xavier a 35 ans. Il est écroué à la Maison d’arrêt de Nanterre. La Cour d’assises des Yvelines le condamne en décembre 2010 à 10 ans de réclusion criminelle. Tout laisse alors penser que le malheur s’est à jamais abattu sur cette famille. Pourtant, malgré le pire, il est possible aujourd’hui de scruter l’avenir avec un espoir raisonnable.

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La formation en optique, vecteur de réinsertion de jeunes détenus, à la Maison d’arrêt des Hauts de Seine

C’est une première en France : le centre scolaire de la maison d’arrêt de Nanterre a ouvert cette année une formation en optique-lunetterie, à l’issue de laquelle les participants passeront le diplôme intermédiaire (ex-BEP) pouvant mener au Bac Professionnel OL.

Huit détenus y sont inscrits.

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Pourquoi les prison Allemandes et Suedoises se vident-elles?

Le criminologue Pascal Décarpes explique pourquoi certains pays européens comme l’Allemagne ou la Suède ferment des prisons, faute de détenus, alors que la France cherche désespérément des moyens de lutter contre la surpopulation carcéral.

Lire l’article de L’OBS

« Donnez-moi une seconde chance »

Après 9 ans de prison pour agression et vol à main armée, Maurice P., 39 ans ne parvient pas à se réinsérer dans sa région du Vaucluse. Alors il écrit au mrs où il a été déjà suivi en 2001 alors qu’il était en liberté provisoire pour la même affaire. Il décrit sa dérive, conduite en état d’ivresse, bagarre, bref son impuissance à retrouver comme il dit : «ma route de citoyen». Il assure qu’il veut tirer un trait sur son passé de délinquant.
« Donnez-moi une seconde chance, même si je suis un boulet » conclut-il.

Chargé de cette mission, Michel Servais, accueillant au mrs, raconte :
« je lui écris carrément qu’après un enfermement aussi long ce passage du Midi à Paris où tout est plus difficile me paraît aléatoire. Comment affronter l’isolement, la recherche d’un logement et d’un travail !
Toutefois je positive et l’assure qu’un nouveau redémarrage est possible s’il accepte les conséquences de sa décision. Ce qu’il fait.
« En octobre 2013, il débarque à Paris avec son barda et se loge à ses frais comme convenu, l’idée étant de stimuler son autonomie. Il arrive enfin au mrs dont une chambre d’hôtel finit par se libérer. Bénéficiaire du RSA, il participe à son hébergement à hauteur de 2 € / nuit et se nourrit lui-même. Le mrs l’aide pour ses transports, mais surtout je l’incite à chercher du travail.

 

Là-dessus, j’apprends qu’il a raté deux rendez-vous importants à Pôle Emploi et au SPIP(1). Je monte aussitôt au créneau et je recadre explicitement les choses : « si vous ne jouez pas le jeu, j’arrête tout ».

Et comme il me trouve trop exigeant, je mets cartes sur table : « si vous voulez un changement total, si vous voulez que cela marche, il faut que vous preniez le train avec moi ».
« On a redémarré ensemble et la chance aidant, le CHRS (2) « le Verlan », contacté, le prend en hébergement de longue durée. Enfin le jackpot, les nombreuses démarches débouchent sur un poste dans les espaces verts payé 800 euros par mois.

Je l’ai vu remotivé, content de se réinscrire dans l’emploi. Il a pu le dire à son père : « voilà, je travaille, j’existe ». Il travaille depuis bientôt un an mais il a tendance à se relaxer, il est moins emballé, il souhaite trouver un travail plus qualifié, je dois l’appeler, le relancer même si je comprends ses difficultés.

L’homme qui a passé tant d’années en prison ne vieillit pas comme tout le monde : il vieillit en âge mais pas en raisonnement. En prison, il est comme à l’arrêt, loin des contraintes de la vie normale :

  • il ne prend pas de décision
  • il est réveillé à l’heure, mange à l’heure, part en promenade à l’heure.
  • Il obéit, il est irresponsable.

Alors certes je l’ai aidé pour le logement et le travail mais comme je suis ancien visiteur de prison, je l’ai aussi beaucoup écouté. Il est très sensible à cette écoute, une première pour lui.

« Il y a encore du travail sur la planche et notamment mettre en place avec le SPIP un échéancier raisonnable pour régler les 40000€ qu’il doit à la partie civile. Je ne le vois plus, je lui téléphone amicalement, je l’accompagne et bien sûr le CHRS, Le Verlan, qui a pris le relais, le reçoit chaque mois en entretien. Je dois dire aussi que je suis heureux que le mrs m’ait permis d’accomplir ce travail. Le mrs est dans le « Faire». Il permet à des personnes de retrouver la citoyenneté».

1 – SPIP : Service pénitentiaire d’insertion et de probation
2 – CHRS : Centre d’hébergement et de réinsertion sociale

Cliquez ici pour télécharger la totalité de la Lettre du MRS (n°27 – novembre 2014)